No code et Low Code :intérêts & limites

A l’approche des fêtes de fin d’année, retournons-nous un peu sur 2021 et remontons le temps de quelques mois. En milieu d’année, Bubble, une des plateformes No Code les plus connues, clôturait une levée de fonds de 100 millions de dollars. Preuve s’il en est, que ce genre de solution technique à le vent en poupe. 

Si l’on se fie au Gartner (qui n’est pas connu pour raconter des conneries), en 2024, 64% des applications créées le seront via des solutions de No Code / Low code.

On peut alors légitimement se demander : 

- Est ce réellement la prochaine révolution technologique ?

- Les ingénieur-e-s et les développeur-e-s seraient ils-elles des profils en voie d'extinction ? 

 

 

No CODE et Low Code

Ca ne sert plus à rien de < baliser >  pour développer une solution

 

Il s’agit de solutions de programmation, d’automatisation et de développement ne nécessitant pas (No Code) ou alors peu (Low Code) de compétences techniques. Comprenez par là qu’il devient possible pour les personnes qui ne rêvent pas en binaire de développer une application. 

Pour ce faire vous disposez d’une interface visuelle ergonomique, pensée et adaptée aux interactions logiques. Grâce à cette interface simple d’accès vous pouvez créer, grâce à un système de “glisser déposer” les usages de votre application mais également son aspect visuel. Vous disposez d’une bibliothèque de fonctionnalités conséquente et libre à vous de voir comment vous souhaitez les moduler ensemble. Si vous avez joué ou continuez de jouer avec des Lego, le principe est le même. Sauf qu’il y a moins de plastique. 

Les grandes différences entre le No Code et Low Code résident dans les profils utilisateurs et les usages.

Le No Code est pensé pour des profils qui ne savent pas développer mais qui possèdent tout de même un certain sens logique et un goût plus élevé que la moyenne pour l’informatique (coucou à toi qui fait des macros et des croisés dynamiques sur Excel ;) )

Le Low code quant à lui, va réduire la charge de développement nécessaire au fonctionnement d’une application mais demandera tout de même des compétences techniques pour aboutir à une application viable. 

Ce positionnement n’est pas nouveau, Wordpress leader mondial des CMS représente 37% de l’ensemble des sites internet mondiaux. Plus d’un tiers du web est donc réalisé par des personnes n’ayant pas ou peu de compétences techniques. Enfin ça c’est sur le papier. Car quiconque a déjà utilisé Wordpress sait, que pour arriver à ses fins sans surcharger de plugins son site, il faut mettre les mains dans le cambouis. Avec ces solutions c’est à peu près la même chose. Mais encore une fois, le degré de satisfaction dépendra principalement de votre profil et de votre besoin. 

 

Low code et no Code : Avantages et inconvénients

 

Des économies de temps et d’argent

En faisant disparaître la recherche de bugs, les revues de code ou les problématiques de MEP, le travail des développeurs est orienté autour de ce qui crée de la valeur. Soit des fonctionnalités supplémentaires, soit de l’optimisation de l’existant pour maximiser la valeur ajoutée. 

Ce temps gagné permet également des économies financières. Les profils tech optimisent leurs compétences et diminuent le temps passé à développer. Mais là où l’économie la plus importante se réalise c’est sur le temps. Ressource la plus chère, que vous soyez une grande entreprise ou une startup en lancement. 

Les avantages vont donc évoluer en fonction de votre typologie d’entreprise (Liste évidemment non exhaustive)

  • Gain de temps pour de la mise sur le marché, test de fonctionnalité ou même MVP complet pour les entrepreneur-es & startups 
  • Rapidité d’action et de déploiement pour les structures plus classiques enclines aux processus à rallonge
  • Possibilité de développer rapidement un outil (sans surcharger votre DSI ! ) qui répond à vos problématiques métiers dans la gestion de vos processus si vous êtes un grand compte. 

 

Des limites réelles, qui vont avec le modèle

Difficile de nier le rôle important que vont jouer ces solutions dans un futur proche. Après tout elles le jouent déjà. Cependant le modèle bien que performant n’en reste pas moins imparfait. 

Ainsi parmi les principales faiblesses qui ressortent aujourd’hui de ces solutions : 

- Des performances qui peuvent être en retrait en fonction de vos attentes et critères de qualité. 

- Un manque de personnalisation réel qui peut s’avérer frustrant

- Une bibliothèque riche mais qui ne remplacera jamais le développement spécifique

 

 

La fin des développeurs-ses d’application en 2030 ?

Donnons tout de suite une réponse tranchée. Non. Il y aura toujours besoin du talent, de la patience et de la technique des profils IT pour développer les applications de demain. Tout ne sera jamais entièrement automatisé, que ce soit en amont comme en aval, la présence de développeurs restera nécessaire (et c’est tant mieux ! ). Il s’agira au pire d’un glissement des compétences : 

- pour penser des solutions no et low code

- pour optimiser une application low code

- pour continuer de créer des systèmes et solutions  fermés, verrouillés et sécurisés mais surtout paramétrables à volonté. 

 

 

Et si, ces solutions technologiques n’étaient qu’une évolution logique des outils à disposition des développeurs ? A l’image des langages de programmation qui naissent et qui meurent, les outils no et low code ne seraient-ils finalement , qu’une nouvelle façon d’appréhender le métier ?

Après tout aujourd’hui les graphistes mettent Canva sur leurs CVs alors pourquoi pas. 

 

Votre avis nous intéresse, n’hésitez pas à nous le partager ;) 

 

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